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C’est pour mettre un terme à toute forme d’insécurité liée à la chasse que nos organisations saisissent aujourd’hui la justice, pour mettre l’État face à ses responsabilités. Avec des règles de sécurité plus strictes, un permis plus contraignant, un week-end sans chasse, tant de drames auraient pu être évités.
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Vous avez été victime des méfaits de la chasse ?
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Lors de la dernière saison de chasse, s’il n’y a eu heureusement aucun mort à déplorer, la proportion de bavures à l’encontre des non-chasseurs a connu une augmentation spectaculaire, passant de 13% à 28% : les chasseurs ont blessé des cyclistes, des randonneurs, des ramasseurs de champignons, des promeneurs du dimanche. Ils ont tiré vers des cavalières, à travers des caravanes, en direction des maisons, des écoles, des jardins, des voitures… Et comme chaque année, dans leur grande majorité ces méfaits sont survenus le week-end (83 % des accidents par arme à feu).
Or, au nom du droit fondamental à la sécurité, consacré par le code de la sécurité intérieure, il est de la responsabilité de l’État "d'assurer la sécurité en veillant, sur l'ensemble du territoire de la République, (...) à la protection des personnes et des biens”.
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À travers cette action en justice, nous dénonçons une double carence fautive de
l’État : la première, est l’absence de règles de sécurité efficaces applicables au niveau national ; la seconde est la validation étatique, par l’intermédiaire des préfets, de plans départementaux de gestion de la chasse disparates et incomplets.
Nous demandons donc à l’État de prendre les mesures nécessaires pour garantir la sécurité de toutes et tous dans le cadre de la pratique de la chasse. À titre d’exemple, si la chasse avait été interdite le week-end et à portée létale de tir des habitations, sur les 19 personnes non-chasseurs tuées ces dernières années, 13 seraient encore en vie...
Pour appuyer notre action en justice, l’ASPAS et Un Jour Un Chasseur appellent toute personne ayant subi un dommage quel qu’il soit, du fait d’une action de chasse à se joindre à la demande formulée au Gouvernement.
Pour cela, écrivez-nous à l’adresse temoignage@aspas-nature.org
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